Un poste de travail mal protégé peut mettre en péril non seulement les informations qui sont traitées sur le poste lui-même, mais également les systèmes auxquels il se connecte, il est donc impératif, dans les petites entreprises comme dans les plus grandes, d'être vigilant et d'aider tous les utilisateurs à l'être tout autant. Cet article est issu d'un document fourni par la DSI du CNRS. Il nous semble essentiel chez OM Conseil de le diffuser le plus largement possible car aujourd'hui encore, beaucoup d'utilisateurs ne perçoivent pas bien les menaces réelles qui pèsent sur leur système d'information. Une
fois piraté, l'équipement de l'utilisateur, ordinateur ou smartphone par exemple, peut devenir une porte d’entrée vers des systèmes plus
sensibles dès lors qu’un logiciel espion a pu être installé à l’insu de
l’utilisateur. Le comportement de l’utilisateur de ce poste de travail est essentiel, s’il applique les règles élémentaires de sécurité, il va renforcer la sécurité de ce poste et de l’ensemble des systèmes auxquels il se connecte ou bien, au contraire, s’il n’observe pas ces règles, il va faciliter le travail des pirates et mettre à mal les efforts de l’ensemble de la communauté de travail. Il est essentiel que les règles élémentaires de sécurité soient connues et mises en œuvre par l’équipe informatique et les utilisateurs, elles reposent sur :
1 LA PROTECTION TECHNIQUE DU POSTE DE TRAVAIL1.1 Sauvegarde systématique et quotidienne des donnéesEn cas de vol, de problème technique, ou d’attaque informatique sur le poste de travail, les données du poste de travail seront perdues s’il n’y a pas de sauvegarde. Souvent les utilisateurs regrettent amèrement de ne pas avoir pris leurs précautions avant qu’il ne soit trop tard. Les bonnes pratiques :
1.2 Configuration maîtrisée et mise à jour régulièrementAu quotidien des dizaines de failles sont découvertes dans les systèmes (Windows, MacOS, Linux, etc.) et logiciels (Acrobat Reader, Outlook, Word, etc.) qui équipent le poste de travail, ces failles sont très rapidement exploitées par des virus ou par des kits que mettent en ligne les pirates les plus expérimentés. Ces kits sont ensuite utilisés par la masse des pirates pour tenter de prendre la main sur le maximum de postes de travail et serveurs. Un compte ayant les droits « administrateur » permet de tout faire, sans aucun contrôle, sur tous les postes de travail en réseau, voire certains serveurs du réseau. Les logiciels espions propagés par des sites alléchants, ou des pièces jointes de mails accrocheurs, « chassent » les comptes administrateurs pour ensuite « faire leur marché » dans vos données. Ces logiciels s'exécutant à partir d'une application lancée par un utilisateur n'ayant pas les droits d'administrateur feront, très souvent, beaucoup moins de dégâts et, la plupart du temps, seront totalement inefficaces. Les bonnes pratiques :
1.3 Chiffrement des supports de stockage (postes nomades, clés, disques, etc.)Les postes de travail sont de plus en plus légers et portables, leur exposition au vol a considérablement augmenté ces dernières années. Or le poste de travail contient les données de travail mais également tous les codes d’accès aux réseaux, à la messagerie, aux applicatifs ainsi que les certificats électroniques permettant l’accès aux services en ligne et la signature de messages et de documents. Les bonnes pratiques :
2. UN COMPORTEMENT AVISE DE L’UTILISATEUR2.1 Protection de son poste de travail contre le vol et les accès illégitimesLes vols d’ordinateurs, de plus en plus fréquents, remettent en cause la confiance que nous portent nos partenaires et clients et dégradent l’image de marque des établissements touchés. Ces vols réduisent à néant nos efforts de recherche : perte des données de recherche, vol d’informations par des équipes concurrentes, par des sociétés tierces, etc. In fine ces vols pourraient avoir des conséquences juridiques importantes pour notre organisation. Les vols se produisent souvent par manque de vigilance, non seulement dans les transports en commun, en France et lors des déplacements à l’étranger, mais également dans les laboratoires, y compris très sensibles, par négligence, lorsque notamment les bureaux ne sont pas fermés à clé en cas d’absence. Par ailleurs, le prêt de l’ordinateur à des tiers, famille, amis ou autres tierces personnes, peut donner un accès illégitime aux informations professionnelles qui sont soumises au secret professionnel et parfois à d’autres réglementations (secret industriel, secret défense, ministère de la justice, dossiers patients, etc.). Le comportement de ces tiers peut aboutir à l’installation volontaire ou involontaire de programmes malveillants sur cet ordinateur ou à l’utilisation volontaire ou non des logiciels professionnels avec détournement potentiel de leur usage. Les bonnes pratiques contre le vol : Au bureau :
Dans les transports :
De plus lors de déplacements à l’étranger : Prendre en compte les conseils suivants http://www.securite-informatique.gouv.fr/IMG/pdf/Passeport-de-conseils-aux-voyageurs_janvier-2010.pdf Les bonnes pratiques vis à vis du prêt à des tiers :
2.2 Mots de passe robustes et personnelsLe mot de passe est la clé d’accès à l’information, cette clé doit être personnelle et suffisamment complexe pour ne pas pouvoir être trop facilement découverte – il existe des organisations qui louent de puissantes machines ou des réseaux de machines pour tenter de casser les mots de passe des utilisateurs qui détiennent des informations monnayables. Les bonnes pratiques :
2.3 Attitude prudente vis-à-vis des supports de données amovibles (clés USB, etc.)Les clés USB sont un vecteur de plus en plus utilisé pour le piratage des postes de travail. Une clé peut s’infecter lors d’une utilisation sur un matériel infecté (une machine commune destinée aux présentations sur vidéo-projecteur par exemple). Une clé USB d’origine inconnue peut contenir des virus qui tenteront de s’installer sur le poste de travail, elle peut également être configurée pour « aspirer » le contenu du poste de travail à l’insu de son propriétaire. De la même façon, la connexion de disques externes non maîtrisés expose au même danger dans la mesure où ces médias peuvent contenir un code malveillant susceptible de s’exécuter automatiquement, sans contrôle, sur le poste de travail. Les bonnes pratiques :
2.4 Utilisation prudente d’Internet (téléchargements, utilisation de services en ligne)Lorsque le poste professionnel est utilisé à des fins personnelles le périmètre de la navigation s’étend et l’on peut rapidement se retrouver sur un site malveillant. Certains sites malveillants profitent des failles des navigateurs Web (Internet Explorer, Safari, Firefox, Chrome, etc.) pour récupérer les données présentes sur le poste de travail. D’autres sites mettent à disposition des logiciels qui, sous une apparence anodine, peuvent prendre le contrôle de l’ordinateur et transmettre son contenu au pirate à l’insu de son propriétaire. Il est très pratique d’utiliser les services disponibles sur Internet, parfois même ces services sont gratuits ce qui rend leur utilisation encore plus alléchante. Il est important de bien comprendre que ces services ne donnent en fait aucune garantie sur l’utilisation qui sera faite des données stockées, parfois même certains sites indiquent – certes en petits caractères – que les données pourront être transmises à des tiers pour des raisons techniques ou légales et que l’on en cède quasiment tous les droits. Ainsi le Patriot Act permet aux services américains d’accéder aux informations stockées aux USA ou dont l’hébergeur est une société américaine. De même le contenu des informations est analysé afin de le revendre à des annonceurs pour de la publicité ciblée et peut-être à d’autres dans les cas extrêmes (l’intelligence économique). Les bonnes pratiques :
2.5 Attitude prudente vis à vis des messages reçusNous sommes toujours tentés de savoir qui nous écrit, cependant de nombreux escrocs et pirates utilisent notre curiosité et notre crédulité pour tenter de voler nos données. Dans certains cas le message frauduleux demande le changement du mot de passe d’un compte et redirige l’utilisateur vers un site pirate qui va voler ce mot de passe (c’est le « phishing » que l’on peut traduire par “pêche aux pigeons”) pour utiliser le compte de l’utilisateur à son insu et ainsi pénétrer dans sa messagerie, son compte bancaire, etc. Dans d’autres cas le message contient une pièce jointe piégée qui va installer un logiciel espion sur le poste de travail. Les bonnes pratiques :
2.6 Alerte des responsables techniques et sécurité en cas d’évènement anormalLorsqu’un évènement suspect se produit, il est indispensable d’alerter vos responsables et sans perdre trop de temps en cas d’incident de sécurité avéré. Rapplez vous : Une attaque locale peut déboucher sur une atteinte globale sur le système d’information auquel vous êtes connecté. SOURCES : https://aresu.dsi.cnrs.fr/IMG/pdf/CNRS_-_Regles_elementaires_SSI_-_Poste_de_travail.pdf https://aresu.dsi.cnrs.fr/spip.php?rubrique16 |