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Altaro VM Backup : fonctionnement, usages et critères de choix

5 février 2025 • 13 min de lecture
Interface utilisateur de la solution de sauvegarde Altaro avec ses fonctionnalités clés

La solution de sauvegarde Altaro, désormais proposée par Hornetsecurity sous le nom VM Backup, est destinée à protéger des machines virtuelles dans des environnements de virtualisation compatibles. Pour une PME, son intérêt dépend de la compatibilité avec l’hyperviseur utilisé, des possibilités de sauvegarde et de restauration, des destinations de copie disponibles et des fonctions réellement incluses dans la version retenue.

Cette page se concentre sur l’analyse du produit : environnements pris en charge, fonctionnement, options de copie et critères de sélection. Elle ne remplace ni un guide général sur la sauvegarde cloud, ni une présentation globale d’une stratégie de reprise d’activité.

Avant publication : les versions compatibles, fonctions, destinations de stockage et modalités de licence peuvent évoluer. Confirmez ces éléments dans la documentation officielle Hornetsecurity correspondant à la version proposée.

Qu’est-ce qu’Altaro VM Backup ?

Altaro VM Backup est l’ancien nom d’une solution de sauvegarde et de réplication de machines virtuelles, désormais intégrée à la gamme Hornetsecurity sous le nom VM Backup. L’appellation historique reste utile pour les recherches et certaines documentations plus anciennes. Pour un achat ou un renouvellement, vérifiez le nom commercial et la version en vigueur.

La solution vise principalement les machines virtuelles hébergeant des applications métier, des services de fichiers ou d’autres composants du système d’information. Elle permet d’organiser des tâches de sauvegarde et de restauration depuis une console de gestion, dans les limites de compatibilité de la version installée.

Il faut distinguer trois fonctions :

  • Sauvegarde : création de points de récupération pour restaurer une machine virtuelle ou les données protégées.
  • Réplication : maintien d’une copie d’une machine virtuelle sur une autre infrastructure, lorsque la fonction est prise en charge et configurée.
  • Reprise d’activité : ensemble plus large de procédures, de responsabilités et de moyens permettant de rétablir les services après un incident.

VM Backup peut contribuer à la protection technique d’une infrastructure virtualisée. Il ne constitue pas, à lui seul, un plan de reprise d’activité complet.

Quels environnements sont concernés ?

La compatibilité dépend de la version de VM Backup, de celle de l’hyperviseur et de la configuration utilisée. La matrice officielle de compatibilité doit être vérifiée avant toute décision.

Microsoft Hyper-V

VM Backup peut protéger des machines virtuelles sur des environnements Microsoft Hyper-V compatibles. Cette possibilité intéresse notamment les PME qui consolident plusieurs serveurs sur un ou plusieurs hôtes Windows Server.

Avant le déploiement, vérifiez les versions de Windows Server et d’Hyper-V, les prérequis techniques, les caractéristiques des machines virtuelles et les éventuelles exclusions.

VMware

La solution prend en charge des environnements VMware compatibles et permet de centraliser les opérations de sauvegarde couvertes par la version retenue. La prise en charge générale de VMware ne signifie pas que toutes les versions, configurations de stockage ou fonctions sont nécessairement compatibles.

Proxmox VE

La gamme actuelle inclut également une prise en charge de Proxmox VE. Les fonctions disponibles peuvent différer de celles proposées pour Hyper-V ou VMware. Vérifiez notamment les possibilités de réplication et les fonctions de protection continue des données pour l’environnement et la version concernés.

À retenir : si l’infrastructure combine plusieurs hyperviseurs, ne comparez pas uniquement leur présence dans la liste des environnements pris en charge. Vérifiez, pour chacun, les fonctions dont vous avez besoin.

Comment fonctionne la sauvegarde ?

Le fonctionnement repose sur la sélection des machines virtuelles, la planification des tâches, la définition des règles de conservation et le choix des destinations de stockage. L’objectif est de disposer de points de récupération adaptés aux besoins de l’entreprise.

Planifier les tâches et définir la rétention

L’administrateur détermine quelles machines virtuelles protéger, à quelle fréquence réaliser les sauvegardes et combien de temps conserver les copies. Ces paramètres tiennent compte de l’importance des applications, du volume de données, de leur évolution et de la perte de données acceptable.

Une fréquence plus élevée peut réduire l’intervalle entre les points de récupération, mais augmente aussi les besoins en stockage, en bande passante et en ressources. La politique de conservation doit être dimensionnée selon l’infrastructure réelle.

La solution propose des mécanismes de déduplication destinés à optimiser l’espace utilisé. Le gain dépend notamment du type de données, de leur répétition et de l’organisation du stockage.

Superviser les sauvegardes

Une console de gestion facilite le suivi des tâches et des opérations de restauration. La supervision reste indispensable : une tâche planifiée ne garantit pas, à elle seule, qu’une copie est exploitable.

L’exploitation doit prévoir le contrôle des échecs, le traitement des alertes, le suivi de l’espace disponible et la vérification régulière des politiques de sauvegarde.

Tester la restauration

Une sauvegarde n’est utile que si elle permet de récupérer les données ou services attendus. Testez périodiquement les restaurations dans des conditions maîtrisées, en vérifiant les accès, les dépendances applicatives et les ressources nécessaires à la remise en service.

Quelles options de copie et de restauration ?

Les destinations disponibles dépendent de la version et de la configuration retenues. La documentation Hornetsecurity décrit des possibilités de stockage local ou distant, notamment certains services de stockage cloud. Vérifiez la liste officielle actuelle avant de choisir une destination.

Stockage local et copie hors site

Une sauvegarde locale peut faciliter les restaurations courantes. Elle ne suffit toutefois pas à protéger contre tous les sinistres : si la production et les sauvegardes sont touchées par le même incident, les copies peuvent devenir indisponibles.

Une copie hors site ajoute une séparation géographique ou infrastructurelle. Évaluez la bande passante, le volume transféré, le temps de restauration, les coûts de stockage et les conditions contractuelles du fournisseur.

La présence d’une destination cloud ne garantit pas automatiquement la souveraineté des données ou la conformité réglementaire. Examinez la localisation, les modalités d’accès, les engagements du prestataire et les mesures de sécurité associées.

Réplication vers une autre infrastructure

La réplication peut réduire le temps de remise en service de certaines machines virtuelles, si la fonction est disponible pour l’environnement et correctement configurée. Elle ne remplace pas une sauvegarde indépendante : selon le mécanisme utilisé, une corruption ou une modification indésirable peut aussi affecter la copie répliquée.

Copie immuable et protection contre la suppression

Certaines versions et configurations proposent une protection reposant sur le stockage cloud immuable. Lorsqu’elle est disponible et correctement configurée, cette approche vise à empêcher la modification ou la suppression des données protégées pendant une période définie par la politique de stockage.

Vérifiez les conditions techniques requises, les destinations compatibles, les paramètres de rétention et les droits d’administration. L’immuabilité ne dispense pas de protéger les comptes, de limiter les privilèges et de tester la restauration.

Comment intégrer une stratégie 3-2-1-1 ?

La stratégie 3-2-1-1 est une approche de conception des sauvegardes, et non une obligation universelle applicable à toutes les entreprises. Elle vise à éviter qu’un même incident compromette simultanément les données de production et l’ensemble de leurs copies.

Elle est généralement comprise ainsi :

  • 3 copies des données, en comptant les données de production et des copies de sauvegarde ;
  • 2 types de supports ou emplacements distincts, pour limiter les défaillances communes ;
  • 1 copie hors site, séparée de l’infrastructure principale ;
  • 1 copie isolée ou immuable, selon l’architecture et les possibilités techniques.

La mise en œuvre doit être adaptée aux risques de l’entreprise. Multiplier les copies ne suffit pas si elles dépendent du même réseau, des mêmes comptes d’administration ou du même site physique.

Exemple pour une PME virtualisée

Une PME utilisant Hyper-V pourrait conserver les machines virtuelles en production, créer des sauvegardes sur un stockage distinct, transférer une copie vers un site distant ou un stockage cloud compatible, puis protéger une copie supplémentaire par une méthode d’isolation ou d’immuabilité adaptée.

VM Backup peut contribuer à cette architecture grâce à ses mécanismes de sauvegarde et à certaines options de copie distante. La conformité à une stratégie 3-2-1-1 dépend toutefois de l’ensemble du dispositif : indépendance des copies, contrôle des accès, séparation des environnements et tests de restauration.

Pour une présentation plus générale des choix de sauvegarde cloud, consultez notre article sur la sauvegarde cloud et la gestion des données. Cette page produit reste centrée sur les possibilités et les limites de VM Backup.

Quels critères comparer avant de choisir ?

Le choix d’une solution de sauvegarde PME doit partir des contraintes de l’infrastructure et des conséquences d’une interruption.

Compatibilité avec l’environnement

Recensez les hyperviseurs et leurs versions, le nombre de machines virtuelles, les volumes de données et les configurations particulières. Vérifiez les prérequis et les exclusions de la version envisagée.

Objectifs de récupération

Deux indicateurs aident à définir les besoins :

  • RPO (Recovery Point Objective) : perte de données maximale acceptable, exprimée en durée ;
  • RTO (Recovery Time Objective) : délai cible pour rétablir un service après un incident.

Ces objectifs influencent la fréquence des sauvegardes, le choix d’une éventuelle réplication, les destinations de stockage et les ressources nécessaires à la restauration.

Stockage, bande passante et temps de restauration

Évaluez le volume initial, la croissance des données, la durée de conservation, les performances du stockage et la capacité de transfert vers un site distant. Estimez aussi le temps nécessaire pour restaurer les machines virtuelles prioritaires, puis confirmez cette estimation par des tests.

Fonctions incluses dans la licence

Les fonctions et modalités commerciales peuvent varier selon la version, l’édition et le modèle de licence. Demandez confirmation des éléments inclus : périmètre couvert, options de stockage distant, réplication, immuabilité, maintenance, mises à jour et support.

Les tarifs et conditions étant susceptibles d’évoluer, privilégiez un devis actuel correspondant à l’infrastructure réelle plutôt qu’un prix issu d’une documentation ancienne.

Coût total et exploitation

Le budget doit intégrer la licence, le stockage, les éventuels frais de transfert, l’infrastructure distante, la supervision, les tests et le temps d’administration.

Une solution pertinente est aussi une solution que l’équipe peut exploiter correctement : responsabilités claires, alertes suivies, procédures documentées et restaurations testées.

Quelles limites ou points de vigilance ?

VM Backup est spécialisé dans la protection de machines virtuelles. Vérifiez si l’entreprise doit également protéger des postes de travail, des serveurs physiques, des messageries ou d’autres services cloud nécessitant des solutions complémentaires.

Les fonctionnalités ne sont pas nécessairement identiques d’un hyperviseur à l’autre. Une fonction annoncée pour une plateforme ne doit pas être considérée comme disponible sur toutes les autres sans vérification.

La sauvegarde ne garantit pas une reprise immédiate. Les délais réels dépendent des volumes, du stockage, de la bande passante, des dépendances applicatives et des ressources disponibles. Les objectifs RPO et RTO doivent être validés par des tests réalistes.

Enfin, la protection technique ne remplace pas les mesures de cybersécurité plus larges : sécurisation des comptes d’administration, limitation des privilèges, surveillance, gestion des correctifs et procédures de réponse aux incidents. Pour approfondir cette dimension, consultez notre page Cybersécurité en entreprise. Pour le contexte de l’infrastructure, voir également Hébergement informatique.

FAQ sur Altaro VM Backup

Altaro VM Backup existe-t-il encore sous ce nom ?

Le produit est désormais présenté par Hornetsecurity sous le nom VM Backup. L’ancien nom Altaro VM Backup reste présent dans certaines documentations et recherches. Vérifiez la dénomination et la version en vigueur avant un achat ou un renouvellement.

Quels hyperviseurs sont compatibles avec VM Backup ?

La gamme actuelle annonce une prise en charge de Microsoft Hyper-V, VMware et Proxmox VE. La compatibilité précise dépend de la version du produit, de l’hyperviseur et des fonctionnalités recherchées. Consultez la matrice officielle avant le déploiement.

Peut-on stocker les sauvegardes hors site ?

La documentation de l’éditeur décrit des options de stockage distant et cloud. Les destinations effectivement disponibles dépendent de la version et de la configuration retenues. Vérifiez aussi les coûts, la localisation des données et les conditions d’accès.

VM Backup protège-t-il contre les ransomwares ?

Certaines configurations proposent un stockage cloud immuable, qui peut limiter la modification ou la suppression des copies protégées pendant une période définie. Son efficacité dépend de la configuration réelle et ne remplace pas les autres mesures de sécurité.

Quelle différence existe-t-il entre sauvegarde et réplication ?

La sauvegarde conserve des points de récupération historiques. La réplication maintient une copie d’une machine virtuelle sur une autre infrastructure afin de faciliter sa remise en service. Les deux mécanismes sont complémentaires et n’offrent pas les mêmes garanties.

La solution suffit-elle à appliquer une stratégie 3-2-1-1 ?

Non, pas à elle seule. Le logiciel peut fournir une partie des mécanismes nécessaires, mais le résultat dépend de l’architecture de stockage, de l’indépendance des copies, de l’isolation, des droits d’accès et des tests de restauration.

Comment connaître le coût de VM Backup ?

Le coût dépend du modèle de licence, du périmètre couvert, des fonctions retenues et des conditions de maintenance ou de support. Demandez un devis fondé sur le nombre de machines virtuelles, les hyperviseurs, les besoins de stockage et les objectifs de reprise.

Conclusion

VM Backup, anciennement Altaro VM Backup, peut être étudié par les PME qui souhaitent protéger leurs machines virtuelles sur des environnements compatibles. Son intérêt dépend de la compatibilité réelle, des options de copie et de restauration, du stockage choisi et des fonctions incluses dans la licence.

Avant de choisir, vérifiez la documentation actuelle de Hornetsecurity, dimensionnez les destinations de sauvegarde et testez les restaurations. OM Conseil peut vous accompagner dans l’analyse de votre infrastructure et l’évaluation des besoins de protection des machines virtuelles.

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